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VOLLEYBALL

Présidente de la Fédération haïtienne de Volley-ball artilleursdepuis 2011, Margareth Graham, aura la fierté de voir Haïti disputer la dernière phase des éliminatoires du Championnat du Monde de Volley-ball pour la première fois de son histoire sous sa présidence. Cependant, sa présidence est aussi marquée par une division larvée au sein de la Ligue de la Région Ouest et c’est une Margareth, Graham consciente des faits, qui répond à brûle-pourpoint à Ticket Sport.

Ticket Sport. : Madame la présidente les sélections nationales doivent quitter le pays pour la dernière phase des éliminatoires du mondial masculin en Pologne et féminin en Italie. A quand ce départ?

MG : Les filles partent lundi à destination de la Havane où elles vont disputer la dernière phase des éliminatoires du championnat du Monde féminin qui aura lieu en Italie en octobre. Les hommes laisseront le pays mardi à destination de Colorado Springs dans le Colorado où ils vont disputer le billet qualificatif du mondial masculin prévu en septembre en Pologne.

TS : Vous avez pu obtenir l’apport technique d’un technicien français en renfort à votre staff technique. A première vue, vous êtes satisfaite?

MG : De mon point de vue, je suis très satisfaite de l’apport de Mr André Glaive. Cependant, je pense que les entraîneurs des deux sélections sont mieux placés pour répondre à une telle question même si pendant plusieurs petites réunions, j’ai cru les entendre avouer que l’apport d’André Glaive a été très bénéfique pour tout le monde.

TS : A ce niveau des éliminatoires, avez-vous envisagé que nos deux sélections soient arrivées au bout de leur parcours?

MG : Ce qu’il nous faudra retenir, c’est que nous soyons arrivés à la 3e phase. En fait, nous avons devancé beaucoup de pays de la Caraïbe et de l’Amérique Centrale qui étaient mieux classés que nous pour en arriver là et c’est un signe que nous avons fait beaucoup de progrès ces trois dernières années. Nous n’oublions pas pour autant que cette 3e phase nous mettra en présence de Cuba, mais aussi de Trinidad qui est champion de la Caraïbe depuis 10 ans en catégorie féminine et des Etats-Unis dont la réputation n’est plus à faire en catégorie masculine. Le défi sera donc énorme. Toutefois, nous allons donner le meilleur de nous-mêmes en vue de parvenir à de bons résultats.

TS : Quel est l’agenda des projets à venir pour le reste de la saison?

MG : Il y a plein de projets mais les moyens nous manquent. Dans la course à la qualification pour le Mondial, il faut retenir que le premier de nos groupes se qualifiera directement pour le Mondial alors que le 2e sera barragiste. Si nous terminons barragistes, il nous faudra d’abord disputer ces barrages, peu importe la catégorie (masculine ou féminine) qui y parviendrait. En dehors du mondial de volley-ball, nous avons reçu une invitation de la Guyane pour la sélection masculine de volley-ball pour un tournoi international (Trinidad, Surinam, Guadeloupe, Une formation Brésilienne, la Guyane, Haïti, La Réunion) organisé à l’occasion du 40e anniversaire de la Ligue de Volley-ball de Guyane du 28 mai au 2 juin, à honorer. Les Guyanais sont prêts à prendre en charge 10 des 12 billets d’avion qui nous permettront de nous rendre là-bas. Cependant, il nous faudra trouver les moyens de nous fournir 2 autres billets.

Ensuite, nous visons la Cazova (Une compétition qui se joue tous les deux ans et qui regroupe les meilleurs de la Caraïbe) du 14 au 28 juillet pour les seniors filles et seniors garçons. Nous voulons faire un très bon classement là-bas pour influencer notre classement dans la région Le premier week-end d’août, il y aura le championnat national des clubs au Cap-Haitien, mais avant tout ça, il faudra immédiatement après cette phase des éliminatoires pour le mondial penser aux finales du championnat interscolaire prévu du 24 au 26 mai au gymnasium. 30 équipes scolaires filles et garçons en catégorie minimes, cadettes et juniors sont concernées par ces finales.

TS : Quand on voit tous ces jeunes qui pointent en sélection c’est le fruit indéniable d’un travail important qui se fait à la base. Cependant, on vous reproche aussi cette division qui fait que beaucoup de jeunes volleyeurs ne peuvent pas jouer au volley-ball. Que répondez-vous à ça?

MG : On fait ce travail de base ni avec les jeunes qui sont sur le terrain ni avec ceux qui se trouvent actuellement en dehors du terrain. Nous souhaitions qu’ils soient tous sur le terrain en même temps et nous croyons que le temps n’est pas loin pour qu’ils retrouvent tous le terrain.

 En fait, ce n’est pas de gaîté de cœur que la fédération qui a un rôle de rassembleur de permettre à tous de pouvoir jouer a été contrainte de les voir hors du terrain. Mais les règlements sont les règlements. Nous leur avons ouvert les bras mais cela n’a pas marché.

Ce qui est arrivé est malheureux et ce qu’il faudra retenir c’est que lorsque des adultes ont des différends, cela doive se régler entre adultes sans impliquer les jeunes. Les jeunes ont besoin de jouer pour être utiles à leur communauté et à leur pays. La leçon à tirer, c’est qu’il faut encore laisser les jeunes en dehors des différends qui existent entre adultes. Ce qui est arrivé dans le volley-ball, ce n’est pas ce que souhaitaient les gens de la fédération mais il fallait appliquer les règlements.

Propos recueillis par Enock Néré Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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