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VOLLEYBALL

Du 17 au 19 février, l'instructeur américain volley-ball-filetet directeur du développement du sport à la Fédération américaine de volley-ball, John Kessel, a assuré pendant trois jours une formation d'entraîneurs suivie par une quarantaine de participants. Après sa séance de travail axée sur le volley-ball de plage et de quelques techniques non encore observées dans la pratique du volley-ball haïtien, il fait le point pour les lecteurs de Ticket Sport.

Enock Néré : M. John Kessel, quel a été l'objectif principal de cette formation d'entraîneurs? John Kessel : A mon arrivée, ma première phrase n'a pas été: je viens vous enseigner quelque chose, mais plutôt: nous sommes là pour travailler ensemble à l'amélioration du volley-ball haïtien.

EN : Quelles sont les carences que vous avez observées chez nos entraîneurs ?

JK : La chance aux entraînés d'avoir un peu plus de contact avec le ballon lors des séances de travail. Les entraîneurs haïtiens ont tendance à disposer les athlètes sur un trop grand espace, ce qui laisse moins d'occasions aux entraînés de pouvoir toucher le ballon. Comme vous voyez, nous avons disposé les filets de manière à ce que les athlètes puissent évoluer dans un espace réduit et puissent être plus souvent en contact avec le ballon.

EN : Pour les lecteurs de Ticket Sport, parlez-nous un peu de votre passé de volleyeur ?

JK : J'ai maintenant 60 ans et j'ai commencé à jouer au volley-ball à 10 ans, ce qui fait une cinquantaine d'années de pratique du volley-ball comme joueur et une quarantaine en tant qu'entraîneur. J'ai entraîné à tous les niveaux : jeunes, plus âgés, olympiques et dans différents pays comme l'Australie, l'Italie, les Etats-Unis et même avec les handicapés dans des seats in sport. Depuis 1984, je suis toujours aux Jeux olympiques mais aussi aux Jeux paralympiques avec les sélections américaines de volley-ball.

EN : Vous avez vu des joueurs haïtiens de volley-ball à l'oeuvre durant le week-end. Techniquement, qu'est-ce qui manque à nos volleyeurs ou encore sur quoi devraient-ils travailler pour s'améliorer ?

JK : Sur leur intelligence du jeu. Techniquement, les joueurs haïtiens ont un très bon niveau, par contre il leur faut pratiquer un peu plus pour améliorer leur intelligence du jeu, voire leur compréhension du volley-ball. Ils ont besoin d'être en situation de chercher les moyens pour pouvoir s'en sortir.

EN : Vous êtes venu ici pour former des entraîneurs à qui vous avez enseigné des techniques jusque-là ignorées pour la plupart comme la mâchoire du chien par exemple ou le smash du cobra dans le volley-ball de plage. Comment peut-on porter les joueurs qui évoluent dans les championnats locaux à les utiliser afin que les plus jeunes s'habituent à ces techniques et arrivent à les maîtriser?

JK : Très belle question. J'ai travaillé avec un premier groupe de dix entraîneurs d'abord à Saint-Domingue puis à Phoenix, en Arizona et ils ont eu beaucoup de travaux pratiques à réaliser. Cette formation que nous réalisons ici intègre d'autres entraîneurs dont la formation est à la charge de ceux qui ont été déjà formés lors des deux premiers stages. Je joue un rôle de superviseur mais aussi j'intègre quelques notions de travail comme la formation sur le volley-ball de plage ce matin (19 février) et l'exploitation des petits espaces dans le but de permettre aux athlètes d'être plus en contact avec le ballon. Donc, les 10 premiers ont eu un rôle de professeurs mais aussi de stagiaires qui ont appris de nouvelles choses qu'ils pourront aisément enseigner aux jeunes apprentis volleyeurs. Je veux croire que ce qu'ils ont appris comme joueurs et comme jeunes entraîneurs, ils le pratiqueront pour servir de modèles aux apprentis volleyeurs, mais aussi l'enseigneront aux plus jeunes ou dans leurs clubs pour que plus de volleyeurs le mettent en pratique et que plus de jeunes le connaissent et l'exploitent.

EN : Quelles sont vos espérances d'instructeur après cette formation ? (Je lui disais que dès aujourd'hui je vais utiliser cette exploitation du terrain qui permet aux gens que j'entraîne d'avoir la possibilité d'être plus en contact avec le ballon - intervient le traducteur Frédéric François).

JK : J'espère que, dès ce soir, les nouveaux entraîneurs commenceront à mettre ce que j'ai pu partager avec eux en application. En outre, j'ai vu la sélection nationale des moins de 15 ans jouer contre l'Ecole nationale des talents sportifs (ENTS) et j'ai pu remarquer trois jeunes volleyeuses(1) de l'ENTS qui ont assez de talent pour pouvoir aisément intégrer le collège aux Etats-Unis (NDLR : Il s'agit de Julie Samate, Soleida Pierre et Sarajine). Et si elles ne parlent pas l'anglais, elles peuvent aisément évoluer à Montréal, en France ou n'importe où il y a un volley-ball de haut niveau, car elles sont excellentes. Aujourd'hui, nous avons travaillé sur le volley-ball de plage(2) parce que je crois que si on habitue Julie Samate et Soleida Pierre à jouer ensemble au volley-ball de plage, elles peuvent devenir de très grandes professionnelles. Nous avons aussi travaillé, lundi 18 février sur le sitting volley-ball qui est du volley-ball pour handicapés, des gens qui ont des problèmes aux genoux et qui sont obligés de jouer assis. J'espère voir une équipe haïtienne de sitting volley-ball disputer le tournoi international de 2015 au Canada.

NB : 1 - « Les joueuses citées par John Kessel accompagneront la sélection nationale de volley-ball en tant qu'invitées afin de pouvoir suivre le plus de compétitions possibles en tant qu'athlètes en devenir », assure le traducteur Frédéric François

2 - « La Fédération haïtienne de volley-ball est invitée au championnat des jeunes de beach volley qui doit se tenir en Chine en 2015 et nous devons disputer les éliminatoires en 2014. Nous travaillons à constituer des équipes et voilà que sans être informé de ce qui se fait, il estime que Julie Samaté et Soleida Pierre peuvent former une bonne équipe de volley-ball de plage », poursuit Frédéric François.

Source: Ticket Sport

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