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BASKETBALL

Après avoir dressé un bilan plutôt mitigé des quatre (4) dernières abasketannées d’activités réalisées par le comité exécutif sortant de la Fédération Haïtienne de Basket-ball, FHB dont il faisait office de vice-président, Fouad Henry Guillaume de retour au bercail, et ce, après deux ans passés aux USA, en a profité pour dénoncer certaines entités du basket de la capitale, et il s’est proposé comme étant l’homme idéal, et par lequel, la situation du basket haïtien peut-être changée à tout bout de champs. Ticket Sport l’a interviewé pour vous.

Ticket Sport : Vous étiez vice-président de la FHB suite aux joutes du 20 novembre 2010. Quatre (4) après, s’il a fallu dresser un bilan de ce qu’avait réalisé le comité sortant, vous direz quoi au juste ?

Fouad Henry Guillaume : Pour être honnête avec vous, je dirais que le bilan des activités organisées par la FHB lors des quatre (4) dernières, est tout simplement mitigé. Il est à mettre à l’actif de ce comité : un championnat national organisé depuis 2011, et remporté par l’équipe de Port-au-Prince. Il a aussi facilité dix (10) entraîneurs à se rendre aux USA pour y effectuer un stage de haut niveau. Sans oublier, des jeunes basketteurs du pays avaient eu la chance de  bénéficier des bourses pour étudier et pratiquer le basket dans des universités aux USA. Voilà donc en gros ce qu’avait réalisé le comité en quatre (4). Pour une durée de quatre (4) ans, c’est tout simplement insignifiant.  

TS : Vous pensez que ce comité y pouvait faire mieux ?

FHG : J’en suis persuadé. Par exemple, le comité n’a jamais pris contact avec les ligues. Il n’a rien su pour ce qui est de comment fonctionne le basket dans les villes de province. Autrement dit, les ligues fonctionnent de façon sporadique. Peut-être, les membres de ce comité ont oublié que l’âme motrice de la Fédé, n’est autre que les ligues. Autant dire, pour qu’il y ait une Assemblée Générale, il faut que les ligues existent de façon ordonnée et régulière. Certains gens font de ces ligues, une sorte d’outils à utiliser lors de la période des élections. Ainsi, ils ne veulent absolument pas que ces ligues soient structurées. Ce faisant, ils ont donc la quiétude d’esprit afin d’organiser ces propres tournois. Je ne dis pas que c’est mauvais de jouer le basket corporatif et scolaire. Cependant, organiser le basket à travers les ligues, et bien structurer l’ensemble des compétitions jouées (scolaire et corporatif) sur le sol national, ouvrira sans doute la porte à une véritable sélection nationale.    

TS : Comment expliquez-vous que le comité exécutif de la Fédé soit réduit à une personne en l’occurrence, le président, Claude Démesmin ?

FHG : Je dirais le contraire. Il est vrai, il y avait un différend d’une part, entre le président et le Secrétaire général, Dr Audmar  François, et d’autre part, entre le président et le Trésorier, Févryl Célestin. Ils ont été radiés par Claude Démesmin. Et depuis, ils n’avaient pas mis les pieds au local de la Fédération. Dans ce cas précis, je me demande, est-ce que le président a les provisions légales, et selon les statuts de la FHB pour radier un membre élu. Là-dessus, j’en doute fort. Que je sache, Emmanuel Bonnefil et Dorléan sont toujours avec Démesmin. En ce qui me concerne, j’ai été en voyage, et ce, pour une durée de deux ans, obligation professionnelle oblige. Dès mon retour au pays, j’ai repris contact avec la Fédé. Vous savez, le président ne peut pas diriger seul, il serait limité dans ses démarches au sein de l’instance suprême du basket haïtien.

TS : Selon vous, comment éradiquer la crise qui ravage le basket haïtien ?

FHG : Je suis de retour définitivement au pays, et ce, avec pour mission de prendre les reines du basket haïtien, et de réunifier la grande famille du basket national. Vous savez, Guy Joachim, ex-président de la FHB et moi, avons été à l’origine de la création des principales ligues du pays. Sans crainte d’être démenti, je suis l’homme de la situation, celui qu’il faut pour redorer le blason du basket en Haïti, car j’ai la capacité de s’asseoir avec tout le monde.

TS : Alors, vous êtes intéressé à briguer un poste électoral ?

FHG : Certainement. N’oubliez pas que les élections sont ouvertes à tous moyennant que vous remplissiez les conditions requises. Au départ, tout le monde a la même chance. Mais à l’arrivée, c’est le projet ou le programme proposé qui va convaincre les électeurs. J’en suis persuadé, si j’ai eu la chance de présider la FHF, je serais à la hauteur de mes tâches. Au contraire des autres, je n’ai pas une entité qui organise un quelconque championnat ou un tournoi. Je ne dis pas que c’est mauvais d’organiser des compétitions scolaires et corporatives. Cependant, pour faire progresser le basket, il serait idéal de mettre un peu d’ordre dans ces tournois, et de valoriser les compétitions de ligues. Pour qu’on puisse attendre le haut niveau, il faut que la Fédé ait un œil sur l’ensemble des activités organisées par une instance en matière de basket. A ce propos, je suis l’homme le mieux placé pour atteindre cet objectif. Entant qu’homme de l’unification, je suis en mesure de s’asseoir avec n’importe qui, et ce, pour la bonne marche du basket.  

TS : Avez-vous une idée de la date retenue en vue de la réalisation des éventuelles élections devant élire un nouveau comité au sein de la FHB ?

FHG : Que je sache, le 20 novembre 2014 dernier, quatre (4) ans après les élections de 2010,  le mandat du comité sortant a pris fin officiellement. Ainsi, il n’y pas plus de comité exécutif à la tête de la Fédé pour l’instant. Dans ce contexte, il est urgent de se réunir pour nommer y un comité provisoire, et ce, avec pour mission de préparer les prochaines joutes. Je peux vous faire cette confidence, on avait tenté de se réunir le dimanche 23 novembre au Royal Oasis Hôtel (Pétion-Ville), mais cette importante rencontre entre les membres de la grande famille du basket haïtien est reportée pour dimanche prochain, et au même endroit, et ce, pour prendre les décisions qu’il faut en vue de mener à bon port le navire du basket haïtien.    

Ticket Sport : S’il fallait ajouter un dernier mot pour clore cette entrevue, vous direz quoi au juste ?

Fouad Henry Guillaume : Il y a des hommes capables dans le pays en matière de basket-ball. Il y a des dirigeants pouvant conduire à bon port le basket haïtien. Il y a trop de talentueux basketteurs dans le pays pour qu’on n’ait même pas une sélection nationale. En juin 2015, la Confédération Caraïbe de Basket-ball (CBC) organisera un championnat international, Haïti n’y ira pas car les inscriptions avaient pris fin depuis le 15 novembre. Je promets de structurer le basket, et le pays sera en mesure damer le pion avec les pays de la zone. Il faut qu’on se mette ensemble pour sauver le basket.

Propos recueillis par Légupeterson Alexandre Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

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