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BASKETBALL

Le Power Forward International (PFI), fondé par abasketValméra Pierre, dit Titanic, depuis 2009, ne cesse de travailler pour Haïti. De Joseph Antoine, en passant par Skal Labissière pour finir sur Djery Jean-Baptiste, le PFI a déjà permis à 23 jeunes basketteurs du pays de bénéficier d’une bourse d’études aux USA avant éventuellement d’intégrer la NBA. Partons à la découverte de cette entité sportive via une entrevue réalisée par Ticket Sport avec son représentant en Haïti, Jean-Bernard Georges, plus connu sous le nom de JB.

Ticket Sport : C’est quoi le Power Forward International et quel est son objectif ?

Jean-Bernard Georges : Le PFI est une entité consacrée entièrement à la recherche des jeunes talents sportifs (soccer, basket et football US), mais qui sont défavorisés. Notre objectif est de permettre à ces gens de bénéficier de bourses d’études afin de réaliser l’excellence dans les domaines du sport et d’éducation, et ce tout en intégrant une grande université aux USA (Charlotte, Texas ou Boston).

TS : Qu’est-ce qui a poussé PFI à jeter son regard sur Haïti ?

JBG : Plusieurs raisons. Pour commencer, Robert Joseph, dit OPP a quitté le pays en 1999. Ainsi, il a facilité l’arrivée aux USA de Valméra Pierre, dit Titanic, qui allait devenir président et membre fondateur de PFI. A n’en pas douter, ces deux-là sont des talentueux basketteurs. Ainsi, suite aux conseils de certains amis (David Franklin, Travis Talbot, Joshua Hebert, Mike Moran et John Childs) tous membres de PFI, Titanic a décidé de mettre sur pied cette entité. Au début, il était question que Power Forward International fasse appel aux Africains parce qu’ils sont forts physiquement. Cependant, ils (Africains) ont de graves lacunes au niveau éducatif. En revanche, les Haïtiens allient les deux. Ainsi, les dirigeants de PFI ont jeté leur dévolu sur Haïti et croyez moi, ils n’ont jusqu’à présent aucun regret.

TS : Combien de joueurs haïtiens Power Forward International a-t-il déjà placés ?

JBG : Entre 2009 et 2013, le PFI a déjà placé vingt-trois (23) joueurs et bientôt, le nombre sera porté à 25, car deux ou trois doivent quitter le pays avant le 20 juin 2014. De 2009 à 2011, douze (12) jeunes avaient quitté Haïti. Citons entre autres : Antoine Joseph (Union University), les frères Baptiste, Samuel Danache (Union University) ou encore Djery Jean-Baptiste, 17 ans et 2 m 13 (Wilbraham & Monson Academy/ Boston). En 2012, trois autres jeunes avaient pris la direction des USA, Sneichder Hérard (ancien élève du collège Nouvelle Lune) ou encore Skal Labissière (Evangelical Christian School/ Memphis). Skal serait le # 6 du draft qui aura lieu en 2015, selon ESPN, ajoutant qu’en 2016, il (Skal) serait l’une des grandes vedettes de la NBA. En 2013, le PFI avait envoyé quatre (4) autres jeunes, dont Donaldson Phanor (Saint-Marc) et Handy Clerveaux, en septembre dernier. Pour 2014, sur notre liste, trois jeunes, Pierry Joseph, alias Zimbabwe, lui,habite dans le camp de Canaan, Markendy Joseph et Stanley Joseph (Gonaïves). Si tout se passe bien, ils quitteront le pays avant le 20 juin.

TS : Sur quels critères le PFI s’est-il basé pour choisir ces joueurs ?

JBG : D’abord, c’est impératif que le joueur soit âgé de 18 ans ou moins. Puis, il doit être de haute taille. Ensuite, il faut qu’il ait du talent et de la discipline. Enfin, il ne doit avoir ni femme, ni enfant.  

TS : Qui a consenti les frais pour régler les formalités administratives ?

JBG : Le PFI n’a pris qu’une gourde entre les mains des parents ou des joueurs. C’est nous qui avons tout dépensé pour les frais de passeport, rendez-vous à l’ambassade et billet d’avion. Une fois arrivés aux USA, les joueurs ont la garantie et la certitude qu’ils auront un full scholarship soit dans un High School ou dans un college.

TS : En retour, que bénéficie le Power Forward International ?

JBG : Rien, sinon la reconnaissance de certains joueurs. Vous savez que la loi américaine interdit d’utiliser les gens à des fins financières. Vous pouvez mener une petite enquête auprès de ces gens (parents et joueurs) pour en savoir plus. D’ailleurs, certains d’entre eux sont livrés à eux-mêmes. Dans son souci de venir en aide aux jeunes talentueux basketteurs haïtiens, Valméra Pierre, dit Titanic, l’a fait rien que pour permettre à ces jeunes de monnayer leurs talents, et ce au plus haut niveau dans les domaines éducatif et sportif.

TS : En vous écoutant, on a fait cette remarque. Pas mal de ces jeunes sont issus du département de l’Artibonite ou plus précisément des Gonaïves ?

JBG : Je ne sais pas pourquoi des villes comme le Cap-Haïtien, Gonaïves, Desdunes ou encore Saint-Marc ont de jeunes basketteurs non seulement talentueux, mais aussi de haute taille. C’est un facteur non négligeable. Cependant, les frères Jean-Gilles (Pétion-Ville), Skal Labissière et Handy Clerveaux sont de Port-au-Prince. En réalité, nous avons un penchant pour les joueurs venant justement de ces villes en raison de leur taille.

TS : Hormis vous (Jean-Bernard Georges). Quelles sont les autres personnes qui travaillent en vue d’aider le PFI à recruter ces jeunes ?

JBG : En Haïti, Titanic travaille avec un staff dont je fais partie. Je suis responsable au niveau administratif. Gaby Désir, dit coach Bébé, fondateur de l’Ecole de basket Maxime Antoine  et Lesly Desjardins, dit coach Shov, fondateur de l’Ecole basket Persévérance. Ces derniers (Bébé et Shov) sont là pour détecter les joueurs qui remplissent les conditions d'admission. Ainsi, on organise chaque année un camp en vue de découvrir de nouveaux talents.

TS : On a appris qu’Haïti a été invitée à prendre part à un tournoi international à Las Vegas (Nevada). Haïti y sera ?      

JBG : Il s’agit d’une invitation de l’« Elite Global Games ». Ce tournoi aura lieu du 10 au 14 juillet 2014, auquel participent 32 pays, dont Haïti. Ainsi, après avoir reçu l’invitation, “Titanic” a écrit une lettre respectivement à la Fédération haïtienne de basket-ball (FHB) et au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC) dans le but de bénéficier de leur soutien. Pour ce qui est de la FHB, nous avons reçu son autorisation via une lettre de son président, Claude Démesmin. Le tournoi est ouvert aux U-19. On ira avec un groupe composé de 15 joueurs, 10 d’entre eux résident aux USA. En Haïti, on fera appel à trois ou cinq pour intégrer l’équipe qui sera dirigée par un coach de renom, George Cly. Pour l’instant, on a le support financier de « Under Armour ». D’ailleurs, c’est cet équipementier qui va habiller notre sélection nationale.    

Ticket Sport : Si vous devez placer un dernier mot, ce sera quoi au juste ?

Jean-Bernard Georges : Le Power Forward International a travaillé autrefois en toute discrétion, et cela fait environ cinq (5) ans. A présent, nous voulons que tout le monde sache qu’Haïti a désormais la possibilité de placer ses talentueux basketteurs et footballeurs aux USA pour qu’ils étudient et pratiquent le sport au plus haut niveau. Cependant, le PFI a besoin du support de tout un chacun, le MJSAC, la FHB, mais aussi la Fédération haïtienne de football, car la porte est aussi ouverte aux jeunes Grenadiers. Les filles aussi peuvent en profiter. Avec la ministre Racine, il était question que nous ayons deux ou trois filles dans ce programme. J’espère que cela va reprendre avec le nouveau ministre, Himmler Rébu. J’en profite pour remercier Ticket Sport.

Propos recueillis par Légupeterson Alexandre Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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