ATHLETISME

Si Haïti ne s’est pas encore dotée a-marlenad’installations sportives à la hauteur de son passé de grandeur, en revanche elle peut compter sur la disponibilité et le volontarisme de ses dignes fils et filles. Il suffit que le sang de Dessalines et de Pétion coule dans les veines d’un natif de la terre d’Haïti-Thomas pour que spontanément il offre de se mettre à son service. Michaëlle Jean, gouverneure du Canada, est en visite d’Etat en Grèce. Le président grec fait hisser le drapeau de son pays d’origine et entonner La Dessalinienne, hymne national, en reconnaissance de l’aide haïtienne reçue en 1820-1822 par la Grèce, dans sa lutte pour le recouvrement de son indépendance. Le témoignage de l’ancienne gouverneure, fille d’Haïti, a été recueilli au micro de Radio Métropole. La Grèce a donc la reconnaissance du cœur.

 Où qu’ils se trouvent, les natifs d’Haïti n’oublient pas leurs attaches, leurs racines. Marlena Wesh, née de parents haïtiens établis depuis des lustres aux Etats-Unis d’Amérique, décide de courir sous les couleurs haïtiennes aux J.O. de Londres. Elle a la double nationalité. Son choix lui est dicté par son cœur, son amour d’Haïti. La fibre haïtienne la fait vibrer. Les amis de «Sportissibo» ont donné dans la soirée un aperçu de sa prestation le samedi 4 août, Marlena a fait un temps de 52 secondes et des poussières alors que son meilleur temps, réalisé en 2011, est de 51 secondes. Elle a terminé huitième de la demi-finale des 400 m. A la populaire émission sportive de Radio Ibo, on croit qu’elle aurait ralenti le rythme avant de franchir la ligne d’arrivée, vu que ses chances de qualification en finale étaient réduites. Il faudra attendre l’émission sportive de Radio Métropole, au matin du 7 août, pour avoir l’explication de l’absence de Marlena Wesh dans le couloir numéro 6 le lundi 6 août dans l’épreuve de la demi-finale de 200 mètres dames. Elle souffre d’une tendinite, s’étant blessée lors de sa sortie samedi dernier. D’où le ralentissement de son allure.

 Marlena Wesh n’aura pas péché par omission, elle s’est donnée tout entière pour Haïti, son pays d’origine. A 21 ans, avec l’expérience londonienne, la prometteuse Marlena peut encore faire le bon renom d’Haïti. Rassurant.

 

.