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ARTS MARTIAUX

La ville de Mayaguez (Porto Rico) va accueillir du 17 Fritz_Gerald_Fondjuillet au 1er août la 21e édition des Jeux centraméricains et caraïbes auxquels participera Haïti. À trois mois du coup d’envoi, nous avons rencontré Fritz-Gérald Fong, le chef de la délégation haïtienne.

Gérald Bordes : En juillet prochain Haïti doit participer aux Jeux centraméricains qui se tiendront à Mayaguez, Porto Rico. Le mois écoulé, une délégation haïtienne, dont vous étiez également le chef, a été dans cette ville. Pouvez-vous partager avec les lecteurs le but de ce voyage ?
Fritz-Gérald Fong : Je n’étais pas le chef (rires) parce que le président Jean Édouard Baker était présent. C’était un voyage de promotion, de rencontre et de partage avec le comité organisateur des Jeux et avec le Comité olympique portoricain (Copur). Le Copur a profité de notre arrivée pour rencontrer des sponsors et des institutions impliqués dans cet évènement. Lors des Jeux le Copur compte nous offrir des uniformes afin de nous permettre de participer au défilé des pays. G.B. : Haïti sera représentée dans combien de disciplines sportives ?
F.-G.F. : Nous aurons dix disciplines sportives : taekwondo, judo, boxe, karaté, cyclisme, athlétisme, équitation, tennis, haltérophile et football. Il faut noter que cette dernière discipline doit obtenir sa qualification pour les Jeux. G.B. : C’est une grande première pour l’haltérophilie haïtienne, dont vous êtes le président. Combien d’athlètes seront présents pour votre discipline ? Sachant que vous n’avez pas eu de championnat, comment le choix des athlètes s’est effectué, et sont-ils en concentration dans le pays ?
F.-G.F. : Nous avons bâti la sélection à partir de notre dernier championnat national qui a eu lieu en janvier 2009, au Centre sportif de Carrefour. Nous aurons à peu près cinq représentants (David Guirand, Amaral Manoune, Steven Métellus, Jennifer Bazile ou Kerline Fédé – accidentée lors du séisme du 12 janvier – et Odéus Bélizaire qui est d’origine haïtienne. Ce sont nos voisins de la Fédération dominicaine qui nous ont permis de découvrir cet athlète. Il est très performant, nous plaçons beaucoup de confiance en lui.
À part Kerline, tous nos athlètes sont en République dominicaine depuis l’année dernière grâce au support de la Confédération panaméricaine d’haltérophilie, laquelle prend en charge les frais de séjour et d’entraînement. À noter que la Fédération siège en République dominicaine, dont le président, William Ozuna, est Dominicain. G.B. : Parlant de République dominicaine, nous avons appris que les différentes fédérations doivent envoyer leurs athlètes dans d’autres pays pour peaufiner leur préparation. À trois mois des Jeux, aucun athlète à part votre discipline n’a laissé le pays. Vous avez une explication ?
F.-G.F. : En partant, je dois rectifier pour vous. Nous ne sommes pas la seule discipline à se préparer en terre étrangère. Les représentantes de l’athlétisme et du tennis ne sont pas dans le pays parce que leurs athlètes vivent à l’étranger. Comme vous le savez, plusieurs athlètes ont perdu leur passeport sous les décombres – donc des pièces à refaire. C’est l’une des raisons qui expliquent leur présence dans le pays. D’ci la fin du mois, ils prendront la direction de leur terre d’accueil de préparation respective. Nos athlètes seront sur la responsabilité de différents Comités olympiques nationaux. G.B. : Ces athlètes comment vont-ils se rendre à Mayaguez puisqu’ils ne seront pas en Haïti ?
F.-G.F. : Ils feront le voyage avec la délégation de chaque Comité olympique national. Par exemple, le cyclisme qui sera au Venezuela pour sa préparation, se rendra à Mayaguez avec la délégation vénézuélienne, idem pour les autres disciplines. Celles qui seront en Haïti partiront avec le reste de la délégation haïtienne en deux temps... G.B. : Après le chaos du 12 janvier ce sera la première sortie internationale pour le sport haïtien dans le sens collectif. La presse haïtienne fera-t-elle partie de la délégation ?
F.-G.F. : Certainement, mais cette question sera traitée de manière particulière par le Comité olympique haïtien (COH). D’ailleurs, la presse haïtienne est très attendue là-bas. G.B. : Au cas où l’on vous aurait demandé quel est le budget qui sera alloué au déplacement d’Haïti à ces Jeux, seriez-vous en mesure de le préciser ?
F.-G.F. : Avant le 12 janvier, j’en serais en mesure ; mais pour le moment, c’est très difficile, car nous ne savons pas ce que les autres pays vont nous offrir. Nous devons attendre, et nous sommes sûrs que nous allons couvrir les coûts qui ne seront pas garantis par eux (les pays qui ont accepté d’héberger nos athlètes). Gérald Bordes : Un dernier mot.
Fritz-Gérald Fong : Haïti est sur la route d’avoir sa plus forte délégation de son histoire. Si le football obtient sa qualification, nous aurons 150 participants. À cause de la tragédie du 12 janvier dernier, nous avons le soutient du monde sportif international. D’habitude, le pays initiateur des Jeux occupe toujours la première place lors des défilés, mais Haïti aura ce privilège à cette édition en lieu et place du Mexique. Nous allons défiler la main dans la main avec le Porto Rico. Et les Jeux seront dédiés aux victimes du séisme du 12 janvier 2010, qui a fait plus de 300 000 disparus.

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